PIERCING INTIME
Un piercing du capuchon du clitoris est une perforation de la peau recouvrant le clitoris. La perforation peut être effectué horizontalement ou verticalement. Ce piercing ne perce pas le clitoris en lui-même, il n'est pas un piercing du clitoris.
Cette perforation existait avant la mode contemporaine du piercing. Ce piercing est lié à l’érotisation du corps et à la sexualité. Ce piercing est censé augmenter le plaisir lors des rapports sexuels, mais cette augmentation des sensations dépend de la disposition du piercing, du bijou et de l'individu.
Santé
Comme la plupart des piercings génitaux, ces perforations ont des périodes de cicatrisation relativement courtes, dues à la forte irrigation sanguine des parties génitales.
Pendant la période de cicatrisation, la blessure de la perforation augmente considérablement les risques de transmission de maladies sexuellement transmises. Il est donc conseillé d’en prendre conscience avant tous rapports sexuels, voir de les proscrire tant que la blessure n’est pas cicatrisée.
Le capuchon est percé verticalement faisant ou pouvant faire reposer le bijou directement sur le clitoris, augmentant ainsi les sensations lors des rapports sexuels.
La perforation horizontale du capuchon est surtout décorative, bien qu'elle puissent augmenter les sensations à un moindre degré selon sa disposition, le bijou et l'individu.
Une grande variété de bijoux peut être portée dans les perforations du capuchon :
Des légendes urbaines affirment que ce piercing entraîne des stimulations involontaires du clitoris pouvant même entraîner l’orgasme. De même, il est possible que comme dans le cas du piercing du clitoris lui-même ce piercing entraîne progressivement une désensibilisation du clitoris.
Le Prince Albert (ou en abrégé: 'PA') est un piercing génital masculin. Le frein du pénis est percé et une boucle ou un anneau est inséré à travers le trou ainsi formé à la base du gland. Le bijou ressort par l'urètre.
Aux XXe et XXIe siècles. le Prince Albert est souvent considéré comme un objet à vocation sexuelle, puisque plusieurs (hommes et femmes) lui attribuent des vertus de stimulation, le perçage étant censé augmenter le plaisir des partenaires. Cette dernière affirmation ne fait toutefois pas l'unanimité, certains hommes affirmant ne pas ressentir de sensations particulières, et considérant le perçage comme un simple ornement. Certaines femmes n'obtiennent pas non plus de sensations exacerbées lors de la pénétration. Malgré tout, la nature même du Prince Albert en fait un des plus célèbres perçages corporels. Il serait le perçage génital masculin le plus courant, devant l'ampallang ou l'apadravya.
Les origines du Prince Albert et du nom qui lui a été attribué sont imprécises. Une légende veut que ce piercing ait été inventé pour les hommes de la Cour de la reine Victoria, afin qu'ils puissent maintenir leur membre de côté, arrimé à la cuisse par un crochet cousu dans le pantalon. C'est que la mode était au pantalon extrêmement moulant, de type fuseau, porté avec une redingote ouverte. On aurait baptisé cet accessoire de mode du nom du mari de la reine, le prince Albert de Saxe.
Il n'existe aucune preuve de la véracité de cette hypothèse. Il est aussi envisagé qu'il s'agisse d'un mythe créé par Doug Malloy dans ses efforts pour populariser le perçage corporel aux États-Unis. Une autre théorie se réfère au petit-fils de la Reine Victoria, le prince Albert Victor, duc de Clarence, victime à son époque d'une multitude de rumeurs sur sa vie personnelle et privée (on le soupçonna même d'être Jack l'Éventreur).
Par ailleurs, le perçage corporel serait mentionné dans le Kamasutra de Vatsyayana.
Le perçage du gland n'est pas nécessairement douloureux (bien que la notion de douleur soit subjective et variable d'un individu à l'autre). Elle doit être pratiquée dans un milieu chirurgical, dans l'observance de règles d'hygiène stricte, et il est recommandé que l'individu optant pour cette forme d'art corporel porte une attention particulière au traitement de son piercing, une fois qu'il a été effectué par un perceur professionnel. L'utilisation d'eau salée, de sel de mer ou de sel d'epsom est habituellement le traitement recommandé. La guérison, encore une fois variable selon les individus, peut aller de quelques jours à quelques semaines. L'abstinence sexuelle complète est conseillée pendant une courte période de temps après le perçage, et s'il y a malgré tout rapport sexuel, l'usage de préservatif est recommandé jusqu'à la guérison complète. Toutefois, l'urine permet un nettoyage permanent de la plaie et favorise une saine cicatrisation. L'infection d'un Prince Albert est extrêmement rare, les professionnels de l'art corporel s'entendant même généralement pour dire qu'il s'agit d'un des perçages les plus faciles à guérir.
Outre les risques associés à un perçage pratiqué dans de mauvaises conditions sanitaires, ou les risques (faibles mais réels comme dans toute modification corporelle) d'infection, du dommage peut également être causé au pénis par l'utilisation de bijoux inadéquats. Un bijou trop lourd peut entraîner, dans des cas extrêmes, le déchirement du méat urinaire. Les bijoux trop petits sont également à déconseiller.
Certains hommes peuvent ressentir de l'irritation ou un certain inconfort lors de relations sexuelles trop vigoureuses. Bien qu'aucune précaution particulière ne doive être prise, le risque de déchirement est toujours réel si l'un des partenaires s'avisait de blesser intentionnellement le porteur du Prince Albert.
On parle de PA inversé (ou reversed PA) lorsque le Prince Albert est percé au-dessus du gland et non dessous. Dans ce cas également le bijou traversera et sortira par l'urètre.